L’efficacité de la sophrologie caycédienne scientifiquement démontrée dans la gestion du stress personnel et professionnel

L’efficacité de la sophrologie caycédienne scientifiquement démontrée dans la gestion du stress personnel et professionnel

 
Dossier réalisé par Marie-Hélène Sepulchre
 
L’Institut de Sophrologie Caycédienne de Barcelone propose depuis peu le programme Mieux-être et Sophrologie, qui, en 8 séances, entraîne psychologiquement et physiquement aux techniques sophrologiques pour le développement d'un mieux-être dans la vie quotidienne.
 
C’est dans ce cadre qu’a été initié un cycle de travaux de recherche dans plusieurs institutions catalanes des secteurs de la santé et professionnel dans le but de démontrer scientifiquement l’utilité de ce programme et de la sophrologie dans la gestion du stress personnel et professionnel.
 
Dans le cadre de cette recherche, une étude prospective contrôlée a été réalisée dans un centre de santé de Barcelone, le « Centro de Atención Primaria de Cerdanyola » sous la direction du Dr. Koen van Rangelrooij, du Dr. Natalia Caycedo et du Dr. Antonio Bulbena et la coordination du Dr. Rafael Solans i Buxeda.
 
 
Dr Natalia Caycedo
Présidente de Sofrocay, Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne.
Docteur en médecine, spécialiste en psychiatrie de l'Université de Barcelone, Diplômée en neurophysiologie clinique (Pitié-Salpêtrière, Paris).
Elle a été professeur associée en psychiatrie
(U. Maastricht, Hollande) et professeur master officiel en thérapie familiale (Université Internationale de Catalogne).
Dr Koen van Rangelrooij
Directeur et conseiller académique de Sofrocay, Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne,
Co-directeur de l'Institut International de Sophrologie Caycédienne de Barcelone.
Médecin, sophrologue et kinésithérapeute, Université de Maastricht, Hollande. Diplômé en troubles de l’anxiété, Université de Maastricht, Hollande.
Dr Rafael Solans i Buxeda
Docteur en médecine, sophrologue et odonto stomatologue.
Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne et enseignant à l’Institut International de Sophrologíe Caycédienne de Barcelone.
Commission de recherche Sofrocay.
Dr Antonio Bulbena
Chaire de Psychiatrie de l'Université Autonome de Barcelone.
Chef clinique du département des Troubles de l’Anxieté, Hôpital del Mar, Barcelone.
Promoteur de recherche en Sophrologie Caycédienne, Université Autonome de Barcelone.
 
         

Cerdanyola : un « laboratoire » de  recherche sur le mieux-être 

 
L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité du programme  « Mieux-être et Sophrologie » avec des sessions informatives et exclusivement théoriques sur le thème de la santé physique et mentale.
 
C’est le Centre de Santé* de Cerdanyola dans lequel travaillent notamment  le Dr Rafael Solans et Madame Josefina Fernandez Rovira, infirmière du centre et élève en Master de Sophrologie Caycédienne à l’Institut de Sophrologie de Barcelone, qui est choisi pour tester le programme.
 
*NB : l’organisation du système de santé en Espagne diffère du système français : les patients qui souhaitent consulter un médecin sont rattachés par la sécurité sociale à un centre de santé (Centro de Atención Primaria) que l’on trouve dans chaque quartier et où les médecins assurent les consultations. Alors qu’en France, on va consulter son médecin traitant, en Espagne on se rend au Centre de Santé auquel on est rattaché. 

Sélections des participants aux groupes :

Méthodologie  :

Premier temps : Administration du test HADS (Hospital Anxiety and Depression scale - questionnaire standardisé permettant de dépister les troubles anxieux et dépressifs) à des patients consentants recrutés en salle d’attente. Quand le nombre suffisant de questionnaires a été atteint, 66 patients âgés entre 18 et 70 ans et présentant des niveaux élevés d’anxiété (HADS>7) ont été sélectionnés pour participer à l’étude.
 
Second temps : ce groupe de 66 personnes a été divisé de façon aléatoire en deux sous-groupes : un groupe d’intervention composé de 35 personnes et un groupe de contrôle, composé de 31 personnes.
Les deux groupes ont ensuite été invités à répondre à nouveau à deux tests psychométriques :
  • HADS (Hospital Anxiety and Depression scale), et
  • STAI (State Trait Anxiety Inventory de Speilberg)
 
Le Groupe d’intervention (n=35) :
 
Ce groupe a bénéficié de 12 sessions de théorie et de pratique sophrologiques par des sophrologues en formation à raison de 3 sessions d’une heure par semaine durant 4 semaines.
 
Le Groupe de contrôle (n= 31)
 
Ce groupe a bénéficié de 12 sessions informatives sur des thèmes associés à la santé physique et mentale mais n’a en aucun cas réalisé des exercices identiques ou semblables à ceux réalisés dans la pratique sophrologique.
 
 
Il  va de soi que les participants des deux groupes ignoraient à ce stade s’ils faisaient partie du groupe d’intervention ou du groupe de contrôle. Ils savaient uniquement qu’ils faisaient partie du groupe A ou du groupe B et ce jusqu’à la fin de l’étude. « Il a fallu les convaincre de participer à cette recherche scientifique, leur expliquer que c’était très important et les motiver constamment à être assidus aux sessions durant 4 semaines à raison de 3 heures par semaines. C’était la condition sine qua non pour valider l’expérience ! Il a surtout fallu redoubler d’énergie et d’enthousiasme pour stimuler le groupe de contrôle qui bénéficiait uniquement de sessions informatives et théoriques… », se souvient Josefina Fernandez, infirmière du centre et sophrologue.
 
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L'expérience sur le terrain

 
Pour en savoir plus sur le déroulement concret de l’expérience,  nous avons justement interrogé Madame Josefina Fernandez Rovira, infirmière du centre et élève en Master de Sophrologie Caycédienne à l’Institut de Sophrologie de Barcelone. C'est elle qui a été désignée pour piloter l’équipe des intervenants sur le terrain. Ensemble, ils ont organisé, animé et suivi les deux groupes tout au long de l’expérience.
 

Infirmière à plein temps mais pas seulement, Josefina Fernandez n’a cessé d’apprendre et de se former tout au long de son parcours. Actuellement en première année, 2ème cycle du Master en Sophrologie Caycédienne, elle s’est auparavant également formée en orthophonie, en diététique, en médecine naturelle et en bioneuroémotion.

 

Pourquoi avoir choisi de vous former en Sophrologie Caycédienne ?

Parce que j’avais envie d’approfondir ma formation et ma connaissance personnelle et de l’appliquer dans ma vie quotidienne, tant d’un point de vue personnel et familial que professionnel.
 

Dans quel contexte avez-vous été sollicitée pour diriger le travail de terrain de l’expérience au centre de santé Cerdanyola ?

L’idée est apparue en classe lors d’un cours l’année dernière. Le Dr Rafael Solans était en train de nous dire que l’Institut de Sophrologie Caycédienne de Barcelone avait très envie de réaliser des études scientifiques. C’est à ce moment-là que j’ai manifesté mon intérêt à y participer activement.
 

Qui a formé l’équipe qui a travaillé à vos côtés sur le terrain dans le cadre de l’étude Cerdanyola et quels sont les rôles de chacun ?

 
En dehors des personnes qui ont dirigé l’étude (Dr Van Rangelrooij, Dr Solans et le Pr Bulbena), le groupe « terrain » était constitué de 5 personnes, tous en formation en sophrologie :
  • María Jesús Molina, médecin et stomatologue qui travaille aussi au centre où s’est réalisée l’étude.
  • Mari Angels Castillo, infirmière et anthropologue.
  • Amando Juan, psychologue.
  • Carlota García, odontologue.
  • Et moi-même, infirmière

« L'étude a été préparée et réalisée conjointement ».

 

Comment avez-vous réussi à convaincre le centre de santé d’accepter de participer à cette étude ?

Cela n’a pas été difficile de les convaincre. Ils sont très ouverts et nous avons de bonnes relations. L’étude était menée en dehors des horaires professionnels et nous nous sommes organisés pour que notre investissement dans ce projet ne nuise pas à notre travail.
 

Racontez-nous comment s’est déroulée l’étude sur le terrain.

Nous accueillions deux groupes le matin et deux autres l’après-midi. À chaque fois, un groupe d’intervention et un groupe contrôle. Les patients étaient sélectionnés sur des critères d’anxiété de façon aléatoire selon une méthode scientifique. Le statisticien nous envoyait une liste pour nous aider à les sélectionner. Certains se rendaient dans le groupe A et d’autres dans le groupe B. Nous savions que A était le groupe d’intervention et le B, le groupe contrôle.
 
Nous leur avons fait passer des tests au commencement de l’étude. Ils avaient déjà passé le HAD au moment de la sélection. Les mêmes tests ont été reproposés à la fin de l’étude. Toutes les valeurs et notes de ces tests se réfèrent à ce tout premier test.
 

Comment se déroulaient les séances avec chaque groupe ?

Pendant un mois, le groupe d’intervention a bénéficié de 15 minutes de théorie et de 45 minutes de pratiques du programme Mieux-être et Sophrologie.
 
Le groupe contrôle n’a fait que de la théorie et de la conversation.  Ils participaient en expliquant leur expérience de la vie, parlaient de la  façon dont ils agissaient, etc.  Nous leur parlions des bénéfices à prendre soin de soi, à être positif, etc. Nous leur passions aussi des vidéos de personnes qui témoignaient sur les thèmes de la santé physique, mentale et émotionnelle. Uniquement des informations, jamais de pratiques !  Les sessions duraient une heure pour les deux groupes. Le groupe contrôle insistait beaucoup pour que nous leur proposions quelque chose de pratique, des techniques… Nous sentions qu’ils perdaient patience. Ils avaient beau être très intéressés par ce que nous leur proposions, nous les sentions frustrés de ne pas essayer quelque chose de plus concret.
 
Les deux semaines suivantes, nous avons continué sur le même rythme : 3 sessions par semaine pour chaque groupe. Avec, pour le groupe d’intervention, la promesse de pratiquer à la maison. Au total, le groupe d’intervention a pratiqué la sophrologie pendant 6 semaines.
 

Comment réagissait le groupe d’intervention aux techniques sophrologiques ?

Ils étaient enchantés, c’était vraiment émouvant parfois. Je me souviens de la première séance : après une première technique (sophronisation de base), deux personnes étaient en larmes. Je me souviens de cet homme qui nous a confié que c’était la première fois de sa vie qu’il s’autorisait à se détendre et d’une jeune maman, qui souffrait de crises d’angoisse et était ravie et soulagée parce que sa vie de famille était radicalement différente depuis qu’elle avait appris à se détendre.
 
J’ai été également surprise d’observer avec quelle facilité et rapidité les participants se sont approprié les techniques et les ont mises en pratique. Un jeune homme m’a confié se servir de techniques accélérées pour se relaxer en voiture pendant l’attente à un feu rouge ou encore avant de prendre un avion pour chasser son angoisse. Une dame qui souffre d’arthrite m’a dit qu’elle avait diminué les calmants et qu’elle n’avait plus autant de douleurs… D’autres personnes se sentaient troublées ou disaient avoir des sensations « bizarres », mais l’immense majorité était très réceptive et très positive.
 

Le groupe contrôle n’a donc jamais été initié à la sophrologie ?

Le groupe contrôle n’a pu la tester  qu’une fois l’étude terminée soit 15 jours après le mois consacré au test. La pression était si forte que nous avons dû leur proposer cette solution en « compensation ». Bien que ces résultats ne figurent pas dans l’étude, puisque ces séances leur ont été proposées à posteriori, ils étaient emballés !
 
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L’expérience vue par les patients

 

Phénodescriptions :

Phénodescription* : description des phénomènes ressentis pendant une séance de sophrologie par les personnes du groupe d’investigation…

 
 

Sélection de phénodescriptions* des participants au groupe d’intervention :

« Sensation de paix et de tranquillité »
« Sensation constante de bien-être »
« Sensation d’être un observateur de moi-même »
« Meilleure sensation de tout ce qui m’entoure »
« Perception plus intense de mon corps »
« Paix, bien-être, joie et motivation »
« Bon, quand on a commencé, j’avais le moral par terre… Au fur et à mesure que ce mois avance, je me lève avec une autre énergie, je vois les choses autrement…et pourtant, je ne me suis pas entraîné comme je le devais. »
« Alors ça, vraiment, ça me réussit ! »
« Je me sens beaucoup mieux et je pense que ce cours est une réussite. Parce que j’ai toujours pensé qu’avec mon caractère pessimiste, j’avais besoin de temps pour moi et je ne suis jamais arrivé à le trouver. Maintenant j’arrive à récupérer. Et je m’en veux de ne pas m’être autorisé plus tôt à pratiquer ce genre d’activités. Ça me fait de la peine parce que je pense que c’est arrivé un peu tard. »
« Je vous remercie beaucoup de m’avoir donné l’opportunité de me sentir mieux moralement. Pour moi, c’est une expérience magnifique. »
« Parfois je me sens ému face à des situations quotidiennes. Je ne sais même  pas pourquoi, mais ça me rend heureux. Ça peut être en écoutant une chanson ou en regardant la télé...ça ne m’arrivait jamais avant. »
« Je n’étais pas très convaincue au départ… Maintenant, je dois avouer que je suis surprise par mes sensations après chaque pratique.  Angoisse, peur, anxiété, commencent à disparaître. Aujourd’hui je les affronte, je les perçois avec plus de distance…et je me rends compte que l’on peut être optimiste. »
 
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Témoignages

 
Nous avons posé 3 questions à 3 patients du groupe d’investigation pour connaître leur avis et ressenti sur les techniques sophrologiques qui leur ont été proposées.
 
Pour le respect de leur vie privée, ces témoignages sont anonymes.
 
 

Patient 1 :

Femme de 60 ans, technicienne de surface, mariée, mère et grand-mère

 

1. Que saviez-vous sur la sophrologie avant de la découvrir au centre de santé Cerdanyola ?

Rien du tout. Je ne savais pas que ça existait.
 

2. Qu’avez-vous pensé ou ressenti après la première pratique ?

Je me suis sentie très détendue. Ça m’a beaucoup apaisé. Ça m’a aidé dans un moment stressant, préoccupant et triste que j’étais en train de traverser.
 

3. Et maintenant, après ces 4 semaines de pratique, continuez-vous à vous entrainer et qu’est ce que la sophrologie vous apporte ?

Je continue à pratiquer parce que ça m’aide. Notamment en ce qui concerne la fibromyalgie, l’asthme et les allergies dont je souffre. Évidemment que je continue. C’est une des meilleures médecines. Si une autre étude est proposée, j’encourage ceux qui auront la chance d’être sélectionnés à essayer. Je continue mon traitement, parce que je ne peux pas l’arrêter, mais la sophrologie est un complément qui fait son effet. Je remercie beaucoup les personnes qui m’ont sélectionnée de m’avoir offert cette opportunité.
 
 
 

Patient 2 :

Homme de 48 ans, informaticien à son   compte, en couple, sans enfants

 

 

1. Que faisiez-vous pour gérer votre stress, votre anxiété avant de découvrir la sophrologie ?

Je faisais du Yoga et de la méditation.
 

2. Que faites-vous maintenant que vous connaissez les techniques sophrologiques quand vous ressentez du stress ?

Je les applique parce qu’elle sont plus rapides. Elles peuvent se réaliser dans n’importe quel lieu et à tout moment.
 

3. Qu’est ce que la découverte de la sophrologie a changé dans votre vie personnelle et professionnelle ?

Je prends les choses différemment. Plus calmement et avec moins de pression.
 
 
 

Patient 3 :

Femme, 55 ans, quiromasseur, séparée, mère de famille

 

 
 

1. Comment vous sentiez-vous, dans quel état d’esprit étiez-vous avant de commencer l’expérience de la sophrologie au centre de santé Cerdanyola ?

Je souffrais d’insomnies et mon rythme de travail me stressait. Je ressentais de l’anxiété, d’où ma difficulté à bien dormir.
 

2. Comment allez-vous aujourd’hui ? Que vous a appris la sophrologie sur votre personnalité ?

Je dors beaucoup mieux et je contrôle mieux mon rythme de travail. Maintenant, je gère. La sophrologie m’a appris à développer la patience. Ce qui me permet une plus grande facilité de contrôle face au stress. Ça m’aide aussi à être dans de meilleures dispositions pour donner des recommandations à mes patients.
 

3. Recommanderiez-vous la pratique de la sophrologie et si c’est le cas, à qui ?

Totalement ! Je la recommande aujourd’hui aux personnes stressées, anxieuses et à ceux qui manquent de confiance en eux que ce soit dans mon entourage personnel que professionnel.

 

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L’expérience en chiffres

 

« Les techniques de la sophrologie sont très puissantes »

 
Lors de la dernière session avant la fin de l’étude, les participants des deux groupes ont de nouveau passé les mêmes tests qu’au début de l’expérience (HADS et STAI). L’équipe scientifique (statisticiens, médecins) a alors pu commencer à analyser les résultats. Le Dr Rafael Solans nous a livré son analyse et ses conclusions.
 

Résultats en termes de niveau d’anxiété :

Sur le score de l’échelle HAD-A (Anxiété), l’évaluation moyenne des 35 participants au programme de sophrologie (groupe d’intervention) se situait dans la zone à haut risque d’un trouble de l’anxiété (12,12).
Le post-test HAD-A a montré une diminution importante des ces valeurs vers la zone de normalité de l’échelle (7,85) ce qui est statistiquement significatif.
 
Les 31 participants du groupe contrôle ne présentaient pas un niveau aussi élevé d’anxiété sur l’échelle HAD-A (10,45) et la diminution que nous avons constatée a été beaucoup moins importante (9,23) même si dans ce cas, des résultats significatifs aient également été observés.
 
 

Résultats en termes de niveau de dépression :

Sur l’échelle HAD-D (dépression), les valeurs ont également mis en évidence des variations comparables : de 7,59 à 4,06 pour le groupe d’intervention et de 7,68 à 5,84 pour le groupe contrôle. Les résultats des deux groupes sont statistiquement significatifs.
 
Le groupe contrôle a suivi un programme différent avec les mêmes formateurs, des horaires, une durée et un lieu identiques que le groupe d’intervention. Le groupe contrôle n’a à aucun moment réalisé de techniques identiques ou semblables à la sophrologie. Les résultats du groupe contrôle ont toutefois présenté une nette amélioration dans la comparaison prospective. Néanmoins, la comparaison des résultats obtenus dans les deux groupes démontre une amélioration statistiquement bien plus significative des résultats obtenus sur le groupe d’intervention.
 
 
Même s’il n’est pas possible de distinguer dans quelle mesure la partie théorique ou la partie pratique ont influé respectivement sur le résultat final on observe que la sophrologie améliore significativement l’humeur et réduit les niveaux d’anxiété et de dépression des participants.
 

Résultats en termes de niveau de moral :

Nous avons également constaté sur le groupe d’intervention une amélioration statistiquement significative du moral sur l’échelle STAI tant pour l’anxiété d’état* A/E (27,91-17,34) que pour l’anxiété trait* A/R (34,63-22,94). La surprenante diminution de l’échelle A/R des patients du groupe d’intervention, après seulement 12 sessions de sophrologie, nous démontre la grande influence qu’elle a eue sur l’amélioration à leurs réponses au stress, particulièrement à leurs réponses à l’anxiété et/ou à la perception des situations vécues comme menaçantes ou dangereuses. Le groupe contrôle a également présenté une diminution de 28,10 à 24,42 pour le test STAI-E et 31,16 à 27,23 pour le test STAI-R, ce qui est également statistiquement significatif.
 
 
La comparaison des résultats des deux groupes (intervention et contrôle) montrent une différence significative en faveur du groupe d’intervention. Ce que ces résultats démontrent,  c’est que les deux groupes (qui ont suivi une formation différente) ont tous deux amélioré leurs scores. L’amélioration du groupe qui a pratiqué la sophrologie est néanmoins beaucoup plus marquée que celle du groupe contrôle qui, bien qu’ayant bénéficié d’une formation active n’a pas obtenu d’aussi bons résultats.
 
 
L’analyse des résultats des tests démontre que chacun des deux groupes a amélioré ses résultats en termes d’anxiété, de dépression et de moral. Même le groupe contrôle a obtenu de bons scores ce qui n’est pas surprenant car il est démontré scientifiquement qu’une intervention bienveillante quelle qu’elle soit sur un groupe provoque un bénéfice ou des effets positifs sur ses participants (effet placébo).
 
Pour autant les résultats du groupe d’intervention sont nettement plus significatifs et démontrent que le programme « Mieux-être et sophrologie » est un outil efficace dans la prévention et la gestion du stress personnel et professionnel.
 

Pour aller plus loin…

 
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Point de vue et validation scientifique par le Pr Antonio Bulbena

 
Le Pr Antonio Bulbena, ici au centre de la photo est titulaire d'une Chaire de Psychiatrie à l'Université Autonome de Barcelone et Chef clinique du département des Troubles de l’Anxiété, Hôpital del Mar à Barcelone. Il était présent au Congrès Mondial de Sophrologie en novembre 2015  aux côtés du Dr Koen Van Rangelrooij (à gauche) et du Dr Rafael Solans (à droite) pour présenter les résultats scientifiques du Programme Mieux-Être et Sophrologie.
 
 
Nous avons recueilli son témoignage dans lequel il nous livre son point de vue et son analyse des résultats obtenus par cette étude mais aussi son avis sur la sophrologie appliquée à la psychiatrie en général.
 
 
 
 
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3 questions au Dr Koen Van Rangelrooij

1. Comment avez-vous validé la méthode choisie pour mener à bien cette étude ?

“Ce modèle d’étude est basé sur des modèles déjà existants de méthodes que nous appliquons à l’Institut de Sophrologie Caycédienne de Barcelone et dans de nombreuses institutions publiques et entreprises. Les tests psychométriques pour l’évaluation institutionnelle interne de ce programme avaient déjà démontré son efficacité dans la baisse des niveaux d’anxiété et une amélioration du moral le tout avec un niveau élevé de satisfaction des participants.
L’étude présentée par le Pr Bulbena a été approuvée par le comité éthique d’investigation de l’Université Autonome de Barcelone qui a veillé à la rigueur éthique de la recherche clinique de l’université.
 

1. En quoi les résultats de cette recherche sont-ils scientifiques ?

La sophrologie est avant tout une méthodologie vivantielle, basée sur les ressentis psychocorporels et personnels propres à chacun. Ses bénéfices sont donc vécus de façon très personnelle et c’est pour ce motif qu’ils sont par définition très subjectifs.
 
La part scientifique de cette étude tient dans le fait que nous avons comparé les résultats du programme Mieux-être et Sophrologie sur des niveaux d’anxiété et de moral avec ceux obtenus dans un groupe contrôle en se basant sur des tests psychomériques mondialement reconnus. C’est très différent des témoignages personnels des participants qui sont d’une valeur plus subjective.
 
Bien sûr la recherche scientifique induit un réductionnisme très important en ne mesurant que quelques aspects qui nous intéressent sans détailler les vivances personnelles que nous valorisons tant en sophrologie. Cependant ces recherches sont capitales pour démontrer à tous que notre méthode est scientifiquement valide et vérifiée. Dix mille témoignages positifs n’ont malheureusement aucune valeur pour le monde scientifique.
 

3. Que pensez-vous des résultats de cette étude ?

Les résultats analysés par un statisticien, Monsieur Sergi Mojal, démontrent que d’après les tests psychométriques appliqués au groupe d’intervention, ceux qui ont bénéficié du programme Mieux-être et Sophrologie, ont amélioré de façon significative leur moral et diminué leurs niveaux d’anxiété en comparaison au groupe contrôle, qui a aussi bien évolué, mais dans une moindre mesure.
 
D’un point de vue de recherche scientifique, on considère que toute intervention sur un groupe résulte en des bénéfices ou des effets positifs sur les participants ne serait-ce que pour l’attention qu’ils reçoivent et nous l’avons bien vérifié avec le groupe contrôle. C’est pour cela que rien ne sert d’avoir un groupe contrôle si on n’a rien à lui proposer… Un groupe contrôle uniquement pour le pré-test et le post-test n’a pas de valeur et il faut toujours lui offrir quelque chose ce qui n’est pas facile. En conclusion, les chiffres et les graphiques parlent d’eux-mêmes !
 
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